Synonymes de cure

Le nom cure compte 8 synonymes différents. Il est par exemple possible de remplacer le mot cure par le mot thérapeutique au sein d’une phrase.

Definitions du mot cure

  • Soin, souci. Ce mot ne se dit guère qu'avec le verbe avoir et sans article. Il n'a cure de rien.
    L'âne, qui goûtait fort l'autre façon d'aller, Se plaint en son patois ; le meunier n'en a cure, LA FONT., Fabl. III, 1.
    Les Biron le sucèrent [Noyer] si parfaitement qu'il est mort sur un fumier, sans que pas un d'eux en ait eu souci ni cure, SAINT-SIMON, 479, 192.
    Sa femme languit et meurt ; le mari n'en a cure, et c'est là, dit-on, ce qui l'a tuée, P. L. COUR., Lett. II, 95.

Histoire du mot cure

XIe s.
Ce sait hom bien, n'ai cure de menace, , Ch. de Rol. X. Dist Oliviers : n'ai cure de parler, , ib. X. Qui si sont fier, n'ont cure de leur vie, , ib. CLXXXIV.
XIIe s.
Nos bons Franzois n'ont cure de fuir, , Ronc. p. 60. J'aim et desir ce qui de moi n'a cure, , Couci, p. 125.
XIIIe s.
Et Tybers et la vieille n'ont cure d'arester [de s'arrêter], , Berte, XVII. Com cele qui n'avoit fors de bien faire cure, , ib. XLII. Et fist souper ses chevaliers et sa gent de haute cure et donner avoine as chevaux, , Chr. de Rains, p. 15. De l'autre amor dirai la cure [guérison] Selonc la devine Escripture, , la Rose, 4415. Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encor essaier Se tu verras par aventure Ce dont tu ies en si grant cure, , ib. 2348.
XIVe s.
La cure des filz appartient au pere, ORESME, Eth. 247. Il met sa cure et son entente à si bonnes sciences, ID., ib. Prol. Et qui ne les fait, il n'a cure de estre bon, ID., ib. 41. Avoir cure et diligence de savoir particulierement les comptes des mises et receptes, c'est condicion de homme qui a vice de parvificence, ID., ib. 113.
XVe s.
Monseigneur Jean le Bel, qui grand cure et toute bonne diligence mit en cette matiere, FROISS., Prol. Ils en trouverent si grand foison [de richesses], que garçons n'avoient cure de draps fourrés de vair, ID., I, I, 266. Si fit adonc en ce temps de celui qui puis fut le roi de France, la plus belle cure dont on pust ouïr parler, ID., II, II, 70. Et prenoit tout le soin et la cure de l'ost [Charles de Bourgogne], COMM., VI, 13.
XVIe s.
Nous ne sommes point si malades les uns que les autres, ni d'une mesme maladie : et pour tant il n'est jà mestier que la cure soit pareille en tous, CALVIN, Instit. 552. Il faut rejeter loin toutes cures [soins] estranges, par lesquelles l'entendement soit transporté çà et là, ID., ib. 675. Il se jecta en la pauvreté, pour se desfaire des indignitez et cures de la maison, MONT., IV, 77. Consumer son ame de cures et d'ennuis, AMYOT, Comm. il faut nourrir les enfants, 37. Ceulx qui louent les hommes vertueux sans les aimer, ceux-là reverent bien leur renommée, mais ilz ne portent point d'affection à leur vertu, ny n'ont cure de l'imiter, ID., C. d'Utiq. 15. Comme le medecin Menecrates, pour avoir esté heureux en la cure de quelques maladies desesperées, eust esté surnommé Jupiter, ID., Agésil. 34. Il ne s'est fait cure tant grande et difficile fust-elle, où ma main et mon conseil n'ayent esté requis, PARÉ, Au lecteur. Je mets après cela la cure generale, puis la particuliere, avec les instrumens propres pour la curation de quelque maladie que ce soit, ID., ib. Il est tout presché qui n'a cure de bien faire, COTGRAVE, .

Definitions du mot cure

  • Terme du culte catholique. Anciennement bénéfice, aujourd'hui charge ecclésiastique dont le titulaire a soin de la conduite des âmes dans une certaine étendue de pays qu'on nomme une paroisse.
    Si j'avais quelque pauvre cure de bonnes gens à desservir, J. J. ROUSS., Ém. IV.
    Dans le langage ordinaire, cure signifie aussi succursale.
  • Le presbytère, l'habitation du curé. Aller à la cure.

Histoire du mot cure

XIVe s.
[Le pape Jean] la cure de Ste Eglise gouvernoit, et l'avoit receue après le pape Hormisde, , Chron. de St-Denis, t. I, f° 18, dans LACURNE.
XVe s.
On ne peut desservir deux cures, Ne prendre gaiges en deux cours, , Ch. d'Orl. Chanson, 91.