Synonymes de avouer

Le verbe avouer compte 15 synonymes différents. Il est par exemple possible de remplacer le mot avouer par le mot admettre au sein d’une phrase.

Definitions du mot avouer

  • Dans le langage de la féodalité, faire voeu à un supérieur, le reconnaître pour seigneur ou protecteur.
  • Par extension, et dans le langage actuel, avouer une personne, approuver ce qu'elle a fait en notre nom.
    Parle, écris, je t'avouerai de tout, pourvu que tu m'aides à sortir de cette botte [l'Italie], P. L. COUR., Lett. I, 164.
    Je t'avouerai de tout, RAC., Phèd. III, 1.
    Et sans doute son coeur vous en avouera bien, CORN., D. San. IV, 2.
    Alors, sans consulter si Phébus l'en avoue, BOILEAU, Disc. au roi.
    Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer ?, MALH., III, 4.
    Et si ta faveur tutélaire Fait signe de les avouer [les Muses], Jamais ne partit de leur veilles Rien qui se compare...., MALH., III, 2.
    Approuver, ratifier, en parlant des choses. Des moyens que l'honneur avoue.
    Les dieux n'avoueront point un combat plein de crimes, CORN., Hor. III, 2.
    Me voyant froidement ses oeuvres avouer, Il les serre, RÉGNIER, Sat. VIII.
  • Reconnaître qu'une chose est ou n'est pas. Avouer sa faute. Il avoua ses méfaits. Vous avouerez que votre conduite a été blâmable.
    Ceux qui sont instruits des affaires étant obligés d'avouer que le roi n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges...., BOSSUET, Reine d'Anglet.
    J'avouerai les rumeurs les plus injurieuses, RAC., Brit. IV.
  • Reconnaître comme sien. Avouer un enfant. Il n'ose avouer un parent pauvre. Il n'avoua jamais ce pamphlet.
    Une lettre que l'on m'a assuré que vous aviez avouée, BOSSUET, Lett. 181.
    Mon père ne peut plus l'avouer pour sa fille, CORN., Hor. IV, 6.
    Rome ne voudra point l'avouer pour Romaine, RAC., Bérén. IV, 4.
    Avouer une dette, la reconnaître.
    Fig.
    Ma foi, madame, avouons la dette [ne dissimulons pas], vous voudriez qu'il fût à vous, MOL., Princ. d'Él. IV, 6.
  • S'avouer, v. réfl. S'avouer de quelqu'un, le prendre à garant. Il s'est avoué d'un banquier de cette ville.
    Se reconnaître. S'avouer coupable. S'avouer vaincu.
  • S'avouer, être confessé, en parlant d'une chose. Cela ne s'avoue pas.

Histoire du mot avouer

XIIIe s.
Ha ! sire Diex, fait ele, mon cuer à vous [j'] avo, , Berte, XXXII. Com celle qui du tout à vous servir m'avo, , ib. Car nus ne puet Dieu trop loer, Ne trop por seignor avoer, Trop criendre, ne trop obeir, , la Rose, 7078. Et doit mander que cil qui en est porsivis en avoue tel garant quiconque, BEAUMANOIR, XXXIV, 44.
XVIe s.
Je advoue Dieu, sil ne la faisoyt bon veoir, RAB., Garg. I, 8. En bonne foi, dit Emarsintte, j'avoue cette dame du tour qu'elle a fait, MARG., Nouv. LVIII. Entre tous les philosophes qui ont advoué des dieux, MONT., I, 47. Lachès se radvisant advoue cet usage aux Scythes [reconnaît qu'ils ont cet usage], ID., I, 48. La vertu n'advoue rien que ce qui se faict par elle et pour elle, ID., I, 263. Ils souffroient tout, avant que d'advouer estre vaincus, ID., I, 307. C'estoit heresie d'advouer des antipodes, ID., II, 332. Il faut que vous avouez que la possession de ces seuls biens est suffisante pour vous faire benir le donateur, LANOUE, 155. Le vassal est tenu avouer [reconnaître] ou desavouer son seigneur, sinon qu'il y eust contention de tenure entre deux seigneurs, LOYSEL, 645. Non seulement il sauva Phoebidas, ains feit que la ville de Sparte prit sur elle et advoua la forfaitture qu'il avoit commise, AMYOT, Agésil. 39. Leotychides sçut si bien faire que Agis, en presence des tesmoings, declara qu'il l'advouoit pour son filz, ID., ib. 3. Ceste proposition ayant esté leue publiquement, le peuple l'advoua et authorisa de merveilleuse affection, ID., Pomp. 39. .... Qui, auparavant sa mort, endura des gehennes inventées pour lui faire advouer le purgatoire, D'AUB., Hist. I, 73.